calme czy tranquille?

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którego okreslenia mam uzyc jesli chce powiedziec o człowieku że jest spokojny?
calme na moje:P
zarówno calme jak tranquille mozna uzyc do istot ludzkich;)

przypuszczam ze jest jakis mały niuans znaczeniowy,
tak zauwazyłam ze tranquille to sie jest chyba par nature, a calme mozna byc w danej chwili

1. np il est calme car il est malade ( powiemy o dziecku co zazwyczaj jest bardzo agité
mówi sie tez calme-toi ( czyli uspokój sie w danej chwili)

2. Ce garçon est toujours tres tranquille


Co wy o tym sądzicie? czy moja teoria ma racje bytu??;)
CALME2, adj.
I. [En parlant d'éléments ou de lieux] Qui est exempt d'agitation physique.
A. [En parlant des éléments et en partic. de la mer] Qui est tranquille, immobile. Ciel, atmosphère, temps calme; eau, mer calme :

1. Le temps était magnifique, la mer calme comme si ses eaux eussent été contenues dans les rives étroites d'un lac, ...
VERNE, L'Île mystérieuse, 1874, p. 220.

2. Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.
VERLAINE, Sagesse, 1881, p. 280.

B. P. ext. [En parlant d'un lieu] Qui est exempt d'agitation, de bruit.
1. [En parlant de la nature] Paysage, site calme. Le décor symétrique et calme des cultures (SAMAIN, Le Chariot d'or, 1900, p. 226) :

3. La foi que j'aime le mieux, dit Dieu, c'est
l'espérance.
La foi ça ne m'étonne pas.
Ça n'est pas étonnant.
J'éclate tellement dans ma création.
(...).
Dans le vent qui souffle sur la mer et dans le
vent qui souffle dans la vallée.
Dans la calme vallée.
Dans la recoite vallée.
PÉGUY, Le Porche du mystère de la 2e vertu, 1911, p. 169.

2. [En parlant d'un lieu habité, ville, rue, maison] :

4. Je songe (...); à la méditation du soir, au coin du feu, dans la calme maison qui s'endort...
GIDE, Journal, 1942, p. 131.

P. méton. [En parlant d'obj. faisant partie d'un lieu ou placés dans un lieu] :

5. Là, dans la calme clarté de la lampe, je vous imaginais, sur vos doigts délicats, laissant peser votre front pâle; ...
GIDE, Isabelle, 1911, p. 647.

3. [En parlant du front milit.] :

6. ... je demandais au général J. Haller, commandant en chef l'armée polonaise, la participation, aux prochaines opérations offensives, de la 1re division polonaise, qui, après un séjour sur le front en secteur calme, était apte à prendre une part active à la bataille.
FOCH, Mémoires, t. 2, 1918, p. 264.

II. [En parlant de pers.]
A. [En parlant de collectivités] Qui est exempt de troubles. Le pays est calme :

7. L'essentiel était que, pendant la captivité du roi, la France restât calme et unie.
BAINVILLE, Histoire de France, t. 1, 1924, p. 149.

Péj. [En parlant des affaires] Qui manque d'activité. La Bourse et le commerce sont calmes; les affaires sont calmes; le marché est calme :

8. Le moment était mal choisi pour la recherche d'un emploi... C'était plutôt calme le commerce à la veille de la morte saison.
CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 339.

B. [En parlant de pers. individuelles]
1. Qui est exempt d'agitation physique.
a) [En parlant d'un malade] Qui n'est plus agité par la souffrance, qui est détendu. Le malade est calme; son pouls est calme :

9. À quatre-vingt-treize, elle lutte avec une force inouïe contre le mal. Ce matin, elle est calme.
A. FRANCE, La Vie en fleur, 1922, p. 331.

b) Qui est exempt de nervosité; qui se contrôle. Homme, enfant calme; sommeil calme :

10. Jamais il [Philippe] ne s'est senti plus calme, plus maître de lui, de ses nerfs, sûr de sa haine comme d'une arme merveilleuse.
BERNANOS, Monsieur Ouine, 1943, p. 1447.

P. méton. [En parlant du mouvement d'un instrument manié par l'homme] :

11. Victorine ressemblait à l'une de ces naïves peintures du Moyen-âge dans lesquelles tous les accessoires sont négligés par l'artiste, qui a réservé la magie d'un pinceau calme et fier pour la figure jaune de ton, ...
BALZAC, Le Père Goriot, 1835, p. 207.

2. Dont la vie n'est pas troublée par les événements, qui est paisible. Mener une existence calme et paisible :

12. ... Stephen, pauvre et n'ayant dans la vie qu'un seul but, celui de pouvoir offrir à Magdeleine une existence calme et paisible, ...
KARR, Sous les tilleuls, 1832, p. 314.

3. Qui n'est pas troublé par des passions, des sentiments violents :

13. Les premiers temps, si vous voulez le savoir, j'en avais comme de la rage, une rage de destruction. J'aurais voulu me faire du mal à moi-même et faire du mal à Dieu en moi, faire du mal à l'idée de Dieu en moi... Dans ma famille, nous avons tous été élevés religieusement, sans excès... et puis, la rage a fini par s'épuiser. Maintenant, je suis très calme. Je ne crois plus.
G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Le Désert de Bièvres, 1937, p. 250.

[Avec une valeur adv.] :

14. Oui, je veux marcher droit et calme dans la Vie,
Vers le but où le sort dirigera mes pas,
Sans violence, sans remords et sans envie : ...
VERLAINE, La Bonne chanson, 1870, p. 104.

En partic. [En parlant de l'expression d'une partie du corps, du comportement psychique] Visage, voix, regard calme; courage calme, caractère calme :

15. Il [Erasme] fait tout, (...), pour écarter la condamnation qui compromettrait définitivement la vérité à laquelle il est voué, un christianisme du pur esprit traversé par la lumière de la Renaissance et reflétant à travers Pâques la sagesse calme des Anciens.
MOUNIER, Traité du caractère, 1946, p. 677.

16. Conférence de presse à l'Élysée. Je m'intéresse moins d'abord à ce que dit de Gaulle qu'à son aspect physique. Comment résiste-t-il? Comment tient-il? Sa force calme rassure. Oui, il tient, il résiste. Je puis l'écouter en paix.
MAURIAC, Le Nouveau Bloc-notes, 1961, p. 264.

Prononc. et Orth. : [kalm]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 2e moitié XVe s. [date des mss] a. pic. carme « exempt d'agitation » [en parlant de la mer] (Perceforest, vol. III, fo 73 ds LA CURNE); 1501-06 carme [En parlant du temps] (AUTON, Chron., BN 5082, fo 42 vo ds GDF. Compl.); 1585 calme [en parlant de la mer] (N. DU FAIL, Contes d'Eutrapel, II, p. 339 ds IGLF Litt.); 1601 calme [en parlant de pers.] (CHARRON, Sagesse, II, 1 ds LITTRÉ). Prob. adjectivation de calme1*, évolution qui s'est produite également dans les autres lang. romanes.
STAT. Calme1 et 2. Fréq. abs. littér. : 9 039. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 12 642, b) 15 575; XXe s. : a) 12 482, b) 11 797.
BBG. Calme1 et 2. DUCH. 1967, § 14.3. GOTTSCH. Redens. 1930, p. 12. HOPE 1971, p. 32. KOHLM. 1901, p. 35. LA LANDELLE (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 89, 91, 244, 245CALME2, adj.
I. [En parlant d'éléments ou de lieux] Qui est exempt d'agitation physique.
A. [En parlant des éléments et en partic. de la mer] Qui est tranquille, immobile. Ciel, atmosphère, temps calme; eau, mer calme :

1. Le temps était magnifique, la mer calme comme si ses eaux eussent été contenues dans les rives étroites d'un lac, ...
VERNE, L'Île mystérieuse, 1874, p. 220.

2. Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.
VERLAINE, Sagesse, 1881, p. 280.

B. P. ext. [En parlant d'un lieu] Qui est exempt d'agitation, de bruit.
1. [En parlant de la nature] Paysage, site calme. Le décor symétrique et calme des cultures (SAMAIN, Le Chariot d'or, 1900, p. 226) :

3. La foi que j'aime le mieux, dit Dieu, c'est
l'espérance.
La foi ça ne m'étonne pas.
Ça n'est pas étonnant.
J'éclate tellement dans ma création.
(...).
Dans le vent qui souffle sur la mer et dans le
vent qui souffle dans la vallée.
Dans la calme vallée.
Dans la recoite vallée.
PÉGUY, Le Porche du mystère de la 2e vertu, 1911, p. 169.

2. [En parlant d'un lieu habité, ville, rue, maison] :

4. Je songe (...); à la méditation du soir, au coin du feu, dans la calme maison qui s'endort...
GIDE, Journal, 1942, p. 131.

P. méton. [En parlant d'obj. faisant partie d'un lieu ou placés dans un lieu] :

5. Là, dans la calme clarté de la lampe, je vous imaginais, sur vos doigts délicats, laissant peser votre front pâle; ...
GIDE, Isabelle, 1911, p. 647.

3. [En parlant du front milit.] :

6. ... je demandais au général J. Haller, commandant en chef l'armée polonaise, la participation, aux prochaines opérations offensives, de la 1re division polonaise, qui, après un séjour sur le front en secteur calme, était apte à prendre une part active à la bataille.
FOCH, Mémoires, t. 2, 1918, p. 264.

II. [En parlant de pers.]
A. [En parlant de collectivités] Qui est exempt de troubles. Le pays est calme :

7. L'essentiel était que, pendant la captivité du roi, la France restât calme et unie.
BAINVILLE, Histoire de France, t. 1, 1924, p. 149.

Péj. [En parlant des affaires] Qui manque d'activité. La Bourse et le commerce sont calmes; les affaires sont calmes; le marché est calme :

8. Le moment était mal choisi pour la recherche d'un emploi... C'était plutôt calme le commerce à la veille de la morte saison.
CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 339.

B. [En parlant de pers. individuelles]
1. Qui est exempt d'agitation physique.
a) [En parlant d'un malade] Qui n'est plus agité par la souffrance, qui est détendu. Le malade est calme; son pouls est calme :

9. À quatre-vingt-treize, elle lutte avec une force inouïe contre le mal. Ce matin, elle est calme.
A. FRANCE, La Vie en fleur, 1922, p. 331.

b) Qui est exempt de nervosité; qui se contrôle. Homme, enfant calme; sommeil calme :

10. Jamais il [Philippe] ne s'est senti plus calme, plus maître de lui, de ses nerfs, sûr de sa haine comme d'une arme merveilleuse.
BERNANOS, Monsieur Ouine, 1943, p. 1447.

P. méton. [En parlant du mouvement d'un instrument manié par l'homme] :

11. Victorine ressemblait à l'une de ces naïves peintures du Moyen-âge dans lesquelles tous les accessoires sont négligés par l'artiste, qui a réservé la magie d'un pinceau calme et fier pour la figure jaune de ton, ...
BALZAC, Le Père Goriot, 1835, p. 207.

2. Dont la vie n'est pas troublée par les événements, qui est paisible. Mener une existence calme et paisible :

12. ... Stephen, pauvre et n'ayant dans la vie qu'un seul but, celui de pouvoir offrir à Magdeleine une existence calme et paisible, ...
KARR, Sous les tilleuls, 1832, p. 314.

3. Qui n'est pas troublé par des passions, des sentiments violents :

13. Les premiers temps, si vous voulez le savoir, j'en avais comme de la rage, une rage de destruction. J'aurais voulu me faire du mal à moi-même et faire du mal à Dieu en moi, faire du mal à l'idée de Dieu en moi... Dans ma famille, nous avons tous été élevés religieusement, sans excès... et puis, la rage a fini par s'épuiser. Maintenant, je suis très calme. Je ne crois plus.
G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Le Désert de Bièvres, 1937, p. 250.

[Avec une valeur adv.] :

14. Oui, je veux marcher droit et calme dans la Vie,
Vers le but où le sort dirigera mes pas,
Sans violence, sans remords et sans envie : ...
VERLAINE, La Bonne chanson, 1870, p. 104.

En partic. [En parlant de l'expression d'une partie du corps, du comportement psychique] Visage, voix, regard calme; courage calme, caractère calme :

15. Il [Erasme] fait tout, (...), pour écarter la condamnation qui compromettrait définitivement la vérité à laquelle il est voué, un christianisme du pur esprit traversé par la lumière de la Renaissance et reflétant à travers Pâques la sagesse calme des Anciens.
MOUNIER, Traité du caractère, 1946, p. 677.

16. Conférence de presse à l'Élysée. Je m'intéresse moins d'abord à ce que dit de Gaulle qu'à son aspect physique. Comment résiste-t-il? Comment tient-il? Sa force calme rassure. Oui, il tient, il résiste. Je puis l'écouter en paix.
MAURIAC, Le Nouveau Bloc-notes, 1961, p. 264.

Prononc. et Orth. : [kalm]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 2e moitié XVe s. [date des mss] a. pic. carme « exempt d'agitation » [en parlant de la mer] (Perceforest, vol. III, fo 73 ds LA CURNE); 1501-06 carme [En parlant du temps] (AUTON, Chron., BN 5082, fo 42 vo ds GDF. Compl.); 1585 calme [en parlant de la mer] (N. DU FAIL, Contes d'Eutrapel, II, p. 339 ds IGLF Litt.); 1601 calme [en parlant de pers.] (CHARRON, Sagesse, II, 1 ds LITTRÉ). Prob. adjectivation de calme1*, évolution qui s'est produite également dans les autres lang. romanes.
STAT. Calme1 et 2. Fréq. abs. littér. : 9 039. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 12 642, b) 15 575; XXe s. : a) 12 482, b) 11 797.
BBG. Calme1 et 2. DUCH. 1967, § 14.3. GOTTSCH. Redens. 1930, p. 12. HOPE 1971, p. 32. KOHLM. 1901, p. 35. LA LANDELLE (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 89, 91, 244, 245CALME2, adj.
I. [En parlant d'éléments ou de lieux] Qui est exempt d'agitation physique.
A. [En parlant des éléments et en partic. de la mer] Qui est tranquille, immobile. Ciel, atmosphère, temps calme; eau, mer calme :

1. Le temps était magnifique, la mer calme comme si ses eaux eussent été contenues dans les rives étroites d'un lac, ...
VERNE, L'Île mystérieuse, 1874, p. 220.

2. Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.
VERLAINE, Sagesse, 1881, p. 280.

B. P. ext. [En parlant d'un lieu] Qui est exempt d'agitation, de bruit.
1. [En parlant de la nature] Paysage, site calme. Le décor symétrique et calme des cultures (SAMAIN, Le Chariot d'or, 1900, p. 226) :

3. La foi que j'aime le mieux, dit Dieu, c'est
l'espérance.
La foi ça ne m'étonne pas.
Ça n'est pas étonnant.
J'éclate tellement dans ma création.
(...).
Dans le vent qui souffle sur la mer et dans le
vent qui souffle dans la vallée.
Dans la calme vallée.
Dans la recoite vallée.
PÉGUY, Le Porche du mystère de la 2e vertu, 1911, p. 169.

2. [En parlant d'un lieu habité, ville, rue, maison] :

4. Je songe (...); à la méditation du soir, au coin du feu, dans la calme maison qui s'endort...
GIDE, Journal, 1942, p. 131.

P. méton. [En parlant d'obj. faisant partie d'un lieu ou placés dans un lieu] :

5. Là, dans la calme clarté de la lampe, je vous imaginais, sur vos doigts délicats, laissant peser votre front pâle; ...
GIDE, Isabelle, 1911, p. 647.

3. [En parlant du front milit.] :

6. ... je demandais au général J. Haller, commandant en chef l'armée polonaise, la participation, aux prochaines opérations offensives, de la 1re division polonaise, qui, après un séjour sur le front en secteur calme, était apte à prendre une part active à la bataille.
FOCH, Mémoires, t. 2, 1918, p. 264.

II. [En parlant de pers.]
A. [En parlant de collectivités] Qui est exempt de troubles. Le pays est calme :

7. L'essentiel était que, pendant la captivité du roi, la France restât calme et unie.
BAINVILLE, Histoire de France, t. 1, 1924, p. 149.

Péj. [En parlant des affaires] Qui manque d'activité. La Bourse et le commerce sont calmes; les affaires sont calmes; le marché est calme :

8. Le moment était mal choisi pour la recherche d'un emploi... C'était plutôt calme le commerce à la veille de la morte saison.
CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 339.

B. [En parlant de pers. individuelles]
1. Qui est exempt d'agitation physique.
a) [En parlant d'un malade] Qui n'est plus agité par la souffrance, qui est détendu. Le malade est calme; son pouls est calme :

9. À quatre-vingt-treize, elle lutte avec une force inouïe contre le mal. Ce matin, elle est calme.
A. FRANCE, La Vie en fleur, 1922, p. 331.

b) Qui est exempt de nervosité; qui se contrôle. Homme, enfant calme; sommeil calme :

10. Jamais il [Philippe] ne s'est senti plus calme, plus maître de lui, de ses nerfs, sûr de sa haine comme d'une arme merveilleuse.
BERNANOS, Monsieur Ouine, 1943, p. 1447.

P. méton. [En parlant du mouvement d'un instrument manié par l'homme] :

11. Victorine ressemblait à l'une de ces naïves peintures du Moyen-âge dans lesquelles tous les accessoires sont négligés par l'artiste, qui a réservé la magie d'un pinceau calme et fier pour la figure jaune de ton, ...
BALZAC, Le Père Goriot, 1835, p. 207.

2. Dont la vie n'est pas troublée par les événements, qui est paisible. Mener une existence calme et paisible :

12. ... Stephen, pauvre et n'ayant dans la vie qu'un seul but, celui de pouvoir offrir à Magdeleine une existence calme et paisible, ...
KARR, Sous les tilleuls, 1832, p. 314.

3. Qui n'est pas troublé par des passions, des sentiments violents :

13. Les premiers temps, si vous voulez le savoir, j'en avais comme de la rage, une rage de destruction. J'aurais voulu me faire du mal à moi-même et faire du mal à Dieu en moi, faire du mal à l'idée de Dieu en moi... Dans ma famille, nous avons tous été élevés religieusement, sans excès... et puis, la rage a fini par s'épuiser. Maintenant, je suis très calme. Je ne crois plus.
G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Le Désert de Bièvres, 1937, p. 250.

[Avec une valeur adv.] :

14. Oui, je veux marcher droit et calme dans la Vie,
Vers le but où le sort dirigera mes pas,
Sans violence, sans remords et sans envie : ...
VERLAINE, La Bonne chanson, 1870, p. 104.

En partic. [En parlant de l'expression d'une partie du corps, du comportement psychique] Visage, voix, regard calme; courage calme, caractère calme :

15. Il [Erasme] fait tout, (...), pour écarter la condamnation qui compromettrait définitivement la vérité à laquelle il est voué, un christianisme du pur esprit traversé par la lumière de la Renaissance et reflétant à travers Pâques la sagesse calme des Anciens.
MOUNIER, Traité du caractère, 1946, p. 677.

16. Conférence de presse à l'Élysée. Je m'intéresse moins d'abord à ce que dit de Gaulle qu'à son aspect physique. Comment résiste-t-il? Comment tient-il? Sa force calme rassure. Oui, il tient, il résiste. Je puis l'écouter en paix.
MAURIAC, Le Nouveau Bloc-notes, 1961, p. 264.

Prononc. et Orth. : [kalm]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 2e moitié XVe s. [date des mss] a. pic. carme « exempt d'agitation » [en parlant de la mer] (Perceforest, vol. III, fo 73 ds LA CURNE); 1501-06 carme [En parlant du temps] (AUTON, Chron., BN 5082, fo 42 vo ds GDF. Compl.); 1585 calme [en parlant de la mer] (N. DU FAIL, Contes d'Eutrapel, II, p. 339 ds IGLF Litt.); 1601 calme [en parlant de pers.] (CHARRON, Sagesse, II, 1 ds LITTRÉ). Prob. adjectivation de calme1*, évolution qui s'est produite également dans les autres lang. romanes.
STAT. Calme1 et 2. Fréq. abs. littér. : 9 039. Fréq. rel. littér. : XIXe s. : a) 12 642, b) 15 575; XXe s. : a) 12 482, b) 11 797.
BBG. Calme1 et 2. DUCH. 1967, § 14.3. GOTTSCH. Redens. 1930, p. 12. HOPE 1971, p. 32. KOHLM. 1901, p. 35. LA LANDELLE (G. de). Le Lang. des marins. Paris, 1859, p. 89, 91, 244, 245CALME2, adj.
I. [En parlant d'éléments ou de lieux] Qui est exempt d'agitation physique.
A. [En parlant des éléments et en partic. de la mer] Qui est tranquille, immobile. Ciel, atmosphère, temps calme; eau, mer calme :

1. Le temps était magnifique, la mer calme comme si ses eaux eussent été contenues dans les rives étroites d'un lac, ...
VERNE, L'Île mystérieuse, 1874, p. 220.

2. Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.
VERLAINE, Sagesse, 1881, p. 280.

B. P. ext. [En parlant d'un lieu] Qui est exempt d'agitation, de bruit.
1. [En parlant de la nature] Paysage, site calme. Le décor symétrique et calme des cultures (SAMAIN, Le Chariot d'or, 1900, p. 226) :

3. La foi que j'aime le mieux, dit Dieu, c'est
l'espérance.
La foi ça ne m'étonne pas.
Ça n'est pas étonnant.
J'éclate tellement dans ma création.
(...).
Dans le vent qui souffle sur la mer et dans le
vent qui souffle dans la vallée.
Dans la calme vallée.
Dans la recoite vallée.
PÉGUY, Le Porche du mystère de la 2e vertu, 1911, p. 169.

2. [En parlant d'un lieu habité, ville, rue, maison] :

4. Je songe (...); à la méditation du soir, au coin du feu, dans la calme maison qui s'endort...
GIDE, Journal, 1942, p. 131.

P. méton. [En parlant d'obj. faisant partie d'un lieu ou placés dans un lieu] :

5. Là, dans la calme clarté de la lampe, je vous imaginais, sur vos doigts délicats, laissant peser votre front pâle; ...
GIDE, Isabelle, 1911, p. 647.

3. [En parlant du front milit.] :

6. ... je demandais au général J. Haller, commandant en chef l'armée polonaise, la participation, aux prochaines opérations offensives, de la 1re division polonaise, qui, après un séjour sur le front en secteur calme, était apte à prendre une part active à la bataille.
FOCH, Mémoires, t. 2, 1918, p. 264.

II. [En parlant de pers.]
A. [En parlant de collectivités] Qui est exempt de troubles. Le pays est calme :

7. L'essentiel était que, pendant la captivité du roi, la France restât calme et unie.
BAINVILLE, Histoire de France, t. 1, 1924, p. 149.

Péj. [En parlant des affaires] Qui manque d'activité. La Bourse et le commerce sont calmes; les affaires sont calmes; le marché est calme :

8. Le moment était mal choisi pour la recherche d'un emploi... C'était plutôt calme le commerce à la veille de la morte saison.
CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 339.

B. [En parlant de pers. individuelles]
1. Qui est exempt d'agitation physique.
a) [En parlant d'un malade] Qui n'est plus agité par la souffrance, qui est détendu. Le malade est calme; son pouls est calme :

9. À quatre-vingt-treize, elle lutte avec une force inouïe contre le mal. Ce matin, elle est calme.
A. FRANCE, La Vie en fleur, 1922, p. 331.

b) Qui est exempt de nervosité; qui se contrôle. Homme, enfant calme; sommeil calme :

10. Jamais il [Philippe] ne s'est senti plus calme, plus maître de lui, de ses nerfs, sûr de sa haine comme d'une arme merveilleuse.
BERNANOS, Monsieur Ouine, 1943, p. 1447.

P. méton. [En parlant du mouvement d'un instrument manié par l'homme] :

11. Victorine ressemblait à l'une de ces naïves peintures du Moyen-âge dans lesquelles tous les accessoires sont négligés par l'artiste, qui a réservé la magie d'un pinceau calme et fier pour la figure jaune de ton, ...
BALZAC, Le Père Goriot, 1835, p. 207.

2. Dont la vie n'est pas troublée par les événements, qui est paisible. Mener une existence calme et paisible :

12. ... Stephen, pauvre et n'ayant dans la vie qu'un seul but, celui de pouvoir offrir à Magdeleine une existence calme et paisible, ...
KARR, Sous les tilleuls, 1832, p. 314.

3. Qui n'est pas troublé par des passions, des sentiments violents :

13. Les premiers temps, si vous voulez le savoir, j'en avais comme de la rage, une rage de destruction. J'aurais voulu me faire du mal à moi-même et faire du mal à Dieu en moi, faire du mal à l'idée de Dieu en moi... Dans ma famille, nous avons tous été élevés religieusement, sans excès... et puis, la rage a fini par s'épuiser. Maintenant, je suis très calme. Je ne crois plus.
G. DUHAMEL, Chronique des Pasquier, Le Désert de Bièvres, 1937, p. 250.

[Avec une valeur adv.] :

14. Oui, je veux marcher droit et calme dans la Vie,
Vers le but où le sort dirigera mes pas,
Sans violence, sans remords et sans envie : ...
VERLAINE, La Bonne chanson, 1870, p. 104.

En partic. [En parlant de l'expression d'une partie du corps, du comportement psychique] Visage, voix, regard calme; courage calme, caractère calme :

15. Il [Erasme] fait tout, (...), pour écarter la condamnation qui compromettrait définitivement la vérité à laquelle il est voué, un christianisme du pur esprit traversé par la lumière de la Renaissance et reflétant à travers Pâques la sagesse calme des Anciens.
MOUNIER, Traité du caractère, 1946, p. 677.

16. Conférence de presse à l'Élysée. Je m'intéresse moins d'abord à ce que dit de Gaulle qu'à son aspect physique. Comment résiste-t-il? Comment tient-il? Sa force calme rassure. Oui, il tient, il résiste. Je puis l'écouter en paix.
MAURIAC, Le Nouveau Bloc-notes, 1961, p. 264.

Prononc. et Orth. : [kalm].
TRANQUILLE, adj.
A. [En parlant d'un inanimé]
1. [Où l'ordre et l'équilibre ne sont affectés par aucun trouble, bruit ou mouvement violent]
a) Qui n'est pas agité, qui ne connaît pas de turbulences. Lac, mer tranquille. Julien dénoua l'amarre. L'eau, tout de suite, devint tranquille, la barque glissa dessus et toucha l'autre berge (FLAUB., St Julien l'Hospitalier, 1877, p. 130). Je courais de mon lit trop brûlant vers le balcon, à voir l'immense ciel tranquille (GIDE, Journal, 1893, p. 35).
[Dans un cont. métaph.] Ce toit tranquille, où marchent des colombes, Entre les pins palpite, entre les tombes (VALÉRY, Charmes, 1922, p. 147).
b) Où règne le calme. Campagne, coin, port, vallée tranquille. La boutique du passage du Pont-Neuf devint pour lui une retraite charmante, chaude, tranquille, pleine de paroles et d'attentions amicales (ZOLA, Th. Raquin, 1867, p. 31). Vous avez choisi une auberge tranquille. Il n'y vient presque personne (CAMUS, Malentendu, 1944, I, 5, p. 133).
[Gén. en fonction attribut] Qui ne souffre pas de perturbations politiques, sociales; qui n'affronte pas d'attaques militaires violentes. Le pays, la rue est tranquille. Paris continue à être tranquille, comme disent les riches, c'est-à-dire qu'on ne se bat pas (SAND, Souv. de 1848, 1876, p. 128). En 1918 (...), au milieu de l'été, mon régiment tenait des positions assez tranquilles et inertes, ma foi, malgré quelques marmitages (ARNOUX, Nuit St-Avertin, 1942, p. 60).
c) Qui se passe dans le calme; que rien ne vient troubler. Jours tranquilles; heure, soirée, sommeil tranquille. Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là, Simple et tranquille. Cette paisible rumeur-là Vient de la ville! (VERLAINE, Œuvres compl., t. 1, Sagesse, 1881, p. 255). L'ombre de la grande catastrophe qu'on redoute frappe de vanité tous les projets qu'on eût faits à une époque plus tranquille (GREEN, Journal, 1949, p. 330).
Laisser qqc. tranquille. Ne plus s'en occuper; ne pas chercher à modifier. Nous devons nous taire et rester là (...). Laissez la fable tranquille. Ne vous en mêlez pas (COCTEAU, Machine infern., 1934, IV, p. 129). La grotte de Saint-Benoît est transformée en chapelle. Que ne l'a-t-on laissée tranquille! Il y a des fresques maniérées de l'école de Sienne, un Triomphe de la Mort que je me bats les flancs pour trouver beau (GREEN, Journal, 1935, p. 25).
2. [En parlant d'une œuvre artist., de sa compos., de sa représentation] Qui satisfait aux lois de l'harmonie et de l'équilibre (des lignes, des couleurs, etc.). La première sculpture des Grecs se distingue par un style tranquille et une grande simplicité de composition (STENDHAL, Hist. peint. Ital., t. 2, 1817, p. 19).
B. [En parlant d'un animé, de ce qui caractérise sa façon d'être, de vivre, etc., son comportement, ses convictions]
1. Qui est d'un naturel calme, paisible, peu remuant et peu bruyant. Enfant tranquille. Quand il ne fut plus troublé par la rencontre de ces paysans tranquilles dont il enviait le sort, il respira (STENDHAL, Abbesse Castro, 1839, p. 187). J'étais, au contraire, tout à fait bien avec les petites filles de mon âge: elles me trouvaient tranquille et raisonnable (RENAN, Souv. enfance, 1883, p. 114).
Fam. (Petit) père tranquille. Personne d'un certain âge qui aime vivre calmement, paisiblement, sans être bousculée. Synon. pop. père peinard*. Il a dérangé les plans de nos généraux, deux pères tranquilles qui n'aiment pas se lever matin (A. DAUDET, Pte paroisse, 1895, p. 177).
2. Qui se tient en repos et ne trouble pas le repos d'autrui; qui ne s'agite pas. Synon. pop. peinard. Gens bien tranquilles; être, se tenir tranquille. Mais le professeur s'applique depuis un moment à rester tranquille, les mains croisées sur son ventre (BERNANOS, M. Ouine, 1943, p. 1527):

Cette joie me donna l'idée qu'un complot existait parmi mes élèves et que les coupables étaient nombreux. « Je vous avertis, leur dis-je, que celui qui aura encore une fois l'insolence de rire quand je parle me conjuguera cinq cents fois le verbe j'aime à rire. » Ils redevinrent tranquilles...
CHAMPFL., Souffr. profess. Delteil, 1853, p. 14.

P. métaph. Sois sage, ô ma Douleur, et tiens-toi plus tranquille (BAUDEL., Fl. du Mal, 1861, p. 134).
3. Qui n'éprouve aucune inquiétude morale, qui ne manifeste aucun souci. Synon. confiant, rassuré. Vous avez jugé avec raison que j'attendais bien impatiemment une lettre de vous. Enfin me voilà tranquille, puisque votre santé est bonne (LAMENNAIS, Lettres Cottu, 1827, p. 181). Tant que Dieu vivait, l'homme était tranquille: il se savait regardé (SARTRE, Sit. I, 1947, p. 209).
Soyez tranquille. Ne vous inquiétez pas. Soyez tranquille, Morrel, cette faiblesse, si c'en est une, est pour vous seul (DUMAS père, Monte-Cristo, t. 2, 1846, p. 443). P. antiphr. [Avec nuance de menace] Soyez tranquille, nous nous retrouverons. Oh! sois tranquille, interrompit Lisbeth. Nous nous reverrons quand je serai madame la maréchale (BALZAC, Cous. Bette, 1846, p. 233).
Laisser tranquille
Laisser qqn tranquille. Ne pas inquiéter, troubler, importuner quelqu'un. Robert nous présenta, mais ne cacha pas à son ami qu'ayant à causer avec moi, il préférait qu'on nous laissât tranquilles (PROUST, Guermantes 2, 1921, p. 410).
Laisser qqn tranquille avec qqn/qqc. Cesser de tourmenter quelqu'un avec quelqu'un/quelque chose. (...) M. le curé... Laissez-moi tranquille avec votre curé!... (BERNANOS, Crime, 1935, p. 820).
Avec valeur adv. Dormir, partir tranquille. Il respirait sans malaise les poussières du charbon, voyait clair dans la nuit, suait tranquille, fait à la sensation d'avoir du matin au soir ses vêtements trempés sur le corps (ZOLA, Germinal, 1885, p. 1249).
4. Qui révèle un aspect ou un comportement exempt d'inquiétude. Avoir la conscience, l'esprit tranquille. Les cuivres incendiaient le mur du fond, éclairant d'un reflet rose le demi-jour de la pièce. Et là, dans cette ombre dorée, ils mettaient tous les deux leurs petites faces rondes, tranquilles et claires comme des lunes (ZOLA, Page amour, 1878, p. 867). La puissance, le calme, le tranquille gouvernement de soi dans les actions difficiles et dangereuses ont toujours quelque chose de beau (ALAIN, Beaux-arts, 1920, p. 54).
5. Qui fait preuve, qui témoigne d'une parfaite assurance, d'une grande sérénité. Synon. serein. Rubens, a-t-on écrit, était tranquille et lucide, ce qui veut dire que sa lucidité lui vint d'un bon sens imperturbable, et sa tranquillité du plus admirable équilibre qui peut-être ait jamais régné dans un cerveau (FROMENTIN, Maîtres autrefois, 1876, p. 34). L'aumônier qui visitait Martin dans sa cellule fut toujours bien accueilli, mais lorsqu'il offrait au condamné les secours de la religion il se heurtait à un refus tranquille (AYMÉ, Derr. chez Martin, 1938, p. 153).
Fam. Être tranquille que. Être assuré que, avoir la conviction que. Comme il avait trop bouffé j'étais tranquille qu'il roupillerait (CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 474).
Expr. Tranquille comme Baptiste. Qui, en toutes circonstances, fait preuve d'un calme inébranlable. Coupeau (...) fumait de nouveau sa pipe, tranquille comme Baptiste (ZOLA, Assommoir, 1877, p. 728).
C. [En parlant d'un animé ou d'un inanimé] Qui, dans son déroulement, s'accomplit régulièrement, sans à-coup, inexorablement. Allure, mouvement, pas tranquille. La pluie tombait sans relâche, du même train tranquille, comme ayant tout le temps, l'éternité, pour noyer la plaine (ZOLA, Page amour, 1878, p. 1034). L'odieux et tranquille ravage de la vieillesse qui s'approche? (MAUPASS., Contes et nouv., t. 2, Mme Hermet, 1887, p. 1127).
D. PHARMACOL., vieilli. Baume tranquille. Décoction de plantes employée pour calmer les douleurs rhumatismales. Le docteur Maure me dit de me frotter avec du baume tranquille, mais cela ne me tranquillise pas du tout (MÉRIMÉE, Lettres à une inconnue, t. 2, 1860, p. 83).

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